mardi 13 janvier 2009

Trouver mouchoir à son nez

Assise sur le rebort d'un sapin jauni, le nez gros comme une patate, le teint verdâtre, le cœur au bord des lèvres, les yeux vitreux. Bref, impossible de me résister.

-Est-ce que ça va bien?
-…
-Do you speak french?
-Oui, oui je peux Frencher very well.
-Ah...
-En fait, non je ne file pas trop. J’ai un incessant mal de cœur, la tête qui tourne et je manque de mouchoirs.

Il me tend un mouchoir que j’ai peine à fixer, les yeux me vrillent. Et c’est à ce moment précis, que je vomis sur ses chaussures.
Irrésistible, je sais.

Mon teint passa du vert au rouge. Je m’attendais a ce qu’il me blasphème dessus, qu’il hurle de rage, mais non. Un rire cristallin se fit entendre. Me confondant en excuses essayant de nettoyer tant bien que mal ses souliers, il mis sa main sur mon épaule.

-Ca va mieux maintenant?
-Vraiment désolé tes chaussures sont foutues…
-C’est quoi une paire de souliers comparé à quelqu’un de malade?
-…(touché)
-Je dois y aller, ça va aller mieux maintenant. Est-ce que je te reconduis?
-Non, merci. Je travaille juste ici.
-D’accord, au fait j’ m’ appelle David.
-Geneviève, enchantée. Merci encore.
-Tu me revomis dessus quand tu veux jeune fille, bye bye!

Le lendemain de retour au travail, une boite de mouchoirs m’attendait avec un post-it collé dessus. Une écriture très fine disait : Prends bien soin de toi Geneviève!

jeudi 8 janvier 2009

Sent of a Wow-men

Certains connaissent déjà ma grande sensibilité aux odeurs. Pour les autres il ne serai qu’une question de temps avant d’apprendre que la moindre odeur aussi vive ou pestilentielle soit-elle rend mes genoux hors de contrôle et me fais me retrouver le nez sur l’asphalte à la moindre occasion. Cependant je me travaille excepté dans de rares cas, comme celui-ci ;

Rigolant ardemment comme j’ai l’habitude de faire quand je suis en bonne compagnie, Simon, temple de la solution gagnante, décide qu’il a envie de me faire sentir ses parfums. Vous me voyez venir n’est-ce pas? Moi je ne me suis pas vue.

Bref, s’en aspergeant sur chaque item de peau qui daignent bien vouloir sentir bon l’homme, il se plait a me les faire sentir et me demander mon avis. Je me contrôle. Trouvant ça comique de sentir l’allé parfum de chez Sears, Môsieur me vaporise allègrement d’un parfum de son choix. Étant évidemment celui qui sentais le plus la testostérone et qui me ravi jusqu'à ce que la tête me tourne.

Arrivée a la maison la tête dans les vapes, heureuse d’avoir franchi le seuil avant d’avoir embrassé la moquette, me lança dans mon pyjama je m’endormi profondément. A mon réveil, je m’emmitouflais dans mon oreiller qui avait une odeur qui je reconnaissait bien n’était pas la mienne, excellente cependant. Mes jambes me rappelant mes crampes de la veille, je sentais l’homme a plein nez!

Merci Simone!

vendredi 19 décembre 2008

Tout le monde en coeur en faussant allégrement!

Mon 22ème hiver. Ma 22ème neige symbolique. Mon 22ème gâteau au crémage douteux. Ma 22ème bougie. Mon 22ème pyjama traditionnel. Mon 22ème réveillâge en pleine nuit par une gang d’amis fiers d’être les premiers a me souhaite la bonne chose. Ma 22ème ronde de téléphone avec des mononcle qui m’ont pas vu ‘’depuis que t’étais haute de même’’. Ma 22ème année ou ma mère pleure parce que sa p’tite fille a ho! dont grandit et qu’elle est oh! dont fière de moi. Et 22 milles autres kossins de même dont je ne me lasse pas année après année.

Tout cela se fera consécutivement ce samedi. Ce sera mon festival du deuxième chiffre pareil et je sens que cette année sera inoubliable!

mardi 16 décembre 2008

Et numération


Il est 1h19 du matin. Il fait présentement –2 sous le sapin. L’autoroute 20 est glacé. La réponse a toutes les questions selon Google est 42. Il y a une araignée sur le mur. J’ai gardé trois crayons qui ne fonctionnent plus. Quatre chandelles brûlent. Je possède cinq ceintures, mais n’en porte qu’une seule. Un livre pas terminé depuis six mois traîne là. Ta douzaine de marguerites est morte. Ta photo me sourit. Je ne porte pas mes lunettes. Mes mots sont flous. Je fêterai mon 22 ème hiver et j’ai envie de toi.

dimanche 7 décembre 2008

La belle au bois dormant est morte dans son sommeil

Je me pique sur un rouet qu’on nomme affection. Sur mon manteaux une auréole de mort se trace sur mon torse et déverse un tracé sinueux jusque sur mes cuisses. Ma plaie ouverte, le cœur béant, je suis là sans même que tu puisse voir ma détresse. Six heures comme ça a essayer de ramasser les morceaux qui me quittent brisant le bail. N’essayez pas cela à la maison mesdames et messieurs, je suis une professionnelle!
Souffrances anonymes. Je suis allergique à l’amour, je crois. Le sang ne fait plus battre mes tempes, le désir seul me porte. Ce matin je baignais dans mes entrailles, mes envies de toi. Gisant là, comme une pièce de viande sans valeur, glisse-moi une pomme dans la bouche pour améliorer cette présentation douteuse. Je suis repartie aussi vide que je l’étais. Mes pieds, seule partie intacte de ce corps meurtri, me portèrent jusqu'à ma voiture. Dans les embouteillages, après la douleur, voici que se font voir mes pleurs. Cette stupidité qui m’habite trop souvent me fait honte.
J’ai toute la semaine pour renaître.

lundi 1 décembre 2008

Dans ma caméra

Derrière l’objectif, ce monde m’appartiens. Figurant ce que je trouve beau ou laid, l’obturateur n’a pas son mot a dire. L’imagination aux commandes, je dérive dans un univers de pixels et de pellicules. Parfois ou Photoshop est roi il faut savoir retrouver la vraie nature des choses. Sans me brûler la rétine et l’échine sur ce qui pourrai faire la photo du siècle, je me laisse porter par ce qui chatouille mon regard. Le monde m’apparaît tellement mieux quand ce sont mes photos qui le reflètent. Dans ma chambre noire, ma vie est rouge. Rouge de vie. Même dans la noirceur les choses les plus inimaginable se laissent découvrir. La surprise, le dévoilement de mon labeur. Je tapisse mes murs de cordes à linge ou ses moments croqué sur le vif s’épanouissent dans la chaleur de mon sous-sol. Mes chef-d’œuvres que j’apposerai ensuite dans des cadres, vous ferons réfléchir ou sourire. Mon travail est achevé a cet instant précis. J’ai rendu la marchandise et les gens s’en retournent heureux. Collez- moi une vie de photographie j’en serai fort aise. Enlevez-moi mon jouet et vous me verrez flétrir. Derrière l’objectif ce monde m’appartiens, parce que moi, je n'appartiens qu'à mon art.

mardi 25 novembre 2008

Moins mille!!

Pendant que les dragqueens dehors, en minijupe, se faisaient la bise; rencontre insoupçonné live. Mes trois plus grand amis se rencontraient enfin. J’étais là assise, mortifié par le froid, pendant que mes trois clown préférés se faisaient des accolades. Comme s’ils s’étaient toujours connus, ils parlaient de trucs personnels ou vraiment stupides. Se cachaient sous les sofa pendant que je faisais un brin de toilette. Dansaient de façon extrêmement vulgaire dans la vitrine d’un café. Essayant de planifier la soirée avec des idées bidons comme : on s’achète pour 100$ de pizza a .99¢ et on se loue un pute qui fera la poule de bord en bord de la discothèque.

On a fini par se rendre au Drugstore a se boire une sangria bien méritée de notre brainstorm plus que mauvais. À se faire des highs five pour se féliciter d’avoir réussit a sortir la tranche d’orange du pichet avec 2 ti-bout de paille de rien, comme si c’était notre millième soirée tous ensemble amalgamés depuis l’enfance. Entendre nos rire ragoûtants, nous voir sans pudeur, me fait penser à quel point je les aime, que je n’ai pas de raison d’être malheureuse quand je suis avec eux. La soirée tirait à sa fin et pourtant elle avait bien duré six heures sans qu’on puisse les voir. J’en avais oublié le froid tellement c’était chaleureux.

À la porte, bises et ‘’à la prochaine’’ étaient de mise. Avec nos foulard roulés jusqu’aux yeux, on s’apprêtais a affronter le froid encore une fois. Divisant le groupe en deux, nous partîmes chacun de notre coté.
On a tous pu entendre Stéphanie lâcher : ‘’Esti moins mille, y dois ben faire moins mille à soir!’’ Laissant fuser nos rires sur Ste-Cath. On pouvais pas rêver d’une meilleur samedi soir!